Foire Eco Bio d'Alsace - Accueil
  • Terre unique, biens communs
  • Pays invité : Le Luxembourg

Le changement climatique est là ; les bouleversements météo sont de plus en plus fréquents. On ne compte plus les pollutions diverses de la terre, de l’eau, de l’air, etc. La planète Terre semble bien malade de toutes nos pollutions physiques, chimiques, électromagnétiques, radioactives et peut-être aussi psychiques (l’état de peur provoqué par nombre de médias, l’angoisse du lendemain d’une grande part de la population).

À l’origine de toutes ces pollutions, on trouve l’attitude générale de l’homme occidental qu’il a exportée dans le
monde entier : il considère tout ce qui l’entoure comme des objets, des choses, ce qui lui permet ensuite de les transformer en marchandises, de les exploiter et de les manipuler. Le respect de l’intégrité des êtres vivants et de la Terre est oublié. Tous les éléments, la terre, l’humus, l’eau, l’air bientôt, l’énergie, les semences, les savoirs-faire traditionnels, tous les “biens communs” sont réifiés, marchandisés puis privatisés. Seule la recherche du profit immédiat dicte le regard porté sur la Terre. D’ailleurs, on ne parle que de ressources à exploiter (tout est ressource même l’être humain) ou éventuellement à préserver (pour l’avenir). Mais, même là, le point de vue est égoïste, utilitariste. Comment changer de regard envers la Terre et ses enveloppes (eau, air, chaleur, etc.) et les êtres vivants qu’elle porte ? Pour mieux évaluer notre impact sur ces biens communs, de nouveaux indicateurs sont nécessaires pour sortir du dogme de la croissance et du PIB. L’empreinte écologique évaluant “combien de
terre nous consommons” en est un exemple. C’est un premier pas.

Passer d’une exploitation de la terre à une véritable “agri-culture”

La terre, en particulier la terre agricole elle-même, est devenue un enjeu de plus en plus important : dans les pays
du sud où la population a du mal à se nourrir, des multinationlaes achètent des milliers d’ha, chez nous, les terres
agricoles disparaissent sous le macadam et le béton des villes. Pourtant il existe d’autres manières d’utiliser la terre explorées par diverses initiatives citoyennes.

Tous les êtres humains sont des enfants de la Terre

Si notre Terre unique est notre premier bien commun, elle appartient collectivement à tous les humains. Comment
la partager et partager toutes ses richesses de manière équitable pour que chacun puisse y vivre ? Il n’y a pas
d’étranger sur Terre, puisque nous sommes tous habitants de cette planète unique dans l’univers.

Protéger l’air si menacé par les pollutions et le changement climatique

Notre Terre a une enveloppe : l’atmosphère, qui la protège. Cette enveloppe est touchée par nos interventions,
ce qui induit un changement avec des extrêmes climatiques (sécheresse, inondations, etc.). Mais si le sommet de Copenhague est un échec, n’a-t-il pas cependant permis d’accroître la prise de conscience collective des urgences à agir ? Mettons nous à la tâche au lieu d’attendre que les idées (ou initiatives) viennent d’en haut. Limitons les pollutions de toutes sortes et “ménageons” nos paysages pour qu’ils résistent mieux aux risques climatiques.

Jardiner notre planète

Cette année, 2010 est l’année de la biodiversité, c’est-à-dire de la fantastique richesse des plantes et des animaux sur Terre. Notre Terre est riche de l’extraordinaire diversité de ses paysages, de ses cultures, de ses terroirs. Changeons notre regard et nos manières d’agir, ainsi nous développerons une nouvelle relation avec notre Terre, les éléments et tous les êtres vivants qui y vivent. De l’exploitation des ressources, passons à une culture des biens communs, à un soin de la Terre.

Nous poursuivons notre tour des pays voisins de l’Alsace avec un pays proche mais
assez peu connu : le Grand-duché de Luxembourg.

Quand on pense à ce pays, on pense plutôt aux banques ou à la cour de justice de l’Union Européenne.
Mais c’est aussi un pays agricole qui compte actuellement 88 producteurs biologiques.

3 601 ha, soit 2,75 % de la surface agricole nationale totale, sont exploités selon les principes de l’agriculture biologique (2,12 % en France).

Deux associations dynamiques de paysans bios existent depuis 1988 : “Verenegung fir biologesche Landbau Lëtzebuerg asbl (bio-LABEL)” et “Veräin fir biologesch-dynamesch Landwirtschaft Lëtzebuerg asbl (Demeter).
Ces deux organisations se sont unies pour transformer et commercialiser leurs produits. Pour cela, elles ont développé une communauté économique bien structurée : OIKOPOLIS. Les entreprises clé qui la composent sont BIOG pour la transformation, BIOGROS pour la distribution en gros et NATURATA pour le commerce de détail et la restauration. Ces structures forment en fait la courroie de transmission transparente entre les principaux acteurs d’une chaîne de création de valeurs ajoutées, de la production jusqu’au consommateur. Aujourd’hui avec une société immobilière, une société de participations et d’autres sociétés de services, le groupe OIKOPOLIS a élu domicile à Munsbach, à 12 km de Luxembourg-ville. www.oikopolis.lu/fr


En 2009, le Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural du Luxembourg a présenté un
plan d’action national pour la promotion de l’agriculture biologique pour donner un nouvel élan à ce secteur et
pour faire face à une demande de produits biologiques en très nette progression. Ce plan d'action bio est le premier grand pas du gouvernement luxembourgeois en direction d'une promotion active de l'agriculture biologique. Le Luxembourg sera représenté à la Foire par des producteurs des deux associations biologiques et bio-dynamiques. Venez les rencontrer et découvrir leurs produits !

Les associations suisses, Biosuisse et Demeter, que nous avions invitées l’an passé pour représenter leur pays ont décidé de revenir cette année. N’hésitez pas également à passer visiter leur stand.