À l’origine de toutes ces pollutions, on trouve l’attitude
générale de l’homme occidental qu’il a exportée dans le
monde entier : il considère tout ce qui l’entoure comme des
objets, des choses, ce qui lui permet ensuite de les transformer
en marchandises, de les exploiter et de les manipuler.
Le respect de l’intégrité des êtres vivants et de la Terre
est oublié. Tous les éléments, la terre, l’humus, l’eau, l’air
bientôt, l’énergie, les semences, les savoirs-faire traditionnels,
tous les “biens communs” sont réifiés, marchandisés
puis privatisés. Seule la recherche du profit immédiat dicte
le regard porté sur la Terre. D’ailleurs, on ne parle que de
ressources à exploiter (tout est ressource même l’être humain)
ou éventuellement à préserver (pour l’avenir). Mais,
même là, le point de vue est égoïste, utilitariste. Comment
changer de regard envers la Terre et ses enveloppes (eau,
air, chaleur, etc.) et les êtres vivants qu’elle porte ? Pour
mieux évaluer notre impact sur ces biens communs, de
nouveaux indicateurs sont
nécessaires pour sortir du
dogme de la croissance et
du PIB. L’empreinte écologique
évaluant “combien de
terre nous consommons”
en est un exemple. C’est un
premier pas.
La terre, en particulier la terre agricole elle-même, est devenue
un enjeu de plus en plus important : dans les pays
du sud où la population a du mal à se nourrir, des multinationlaes
achètent des milliers d’ha, chez nous, les terres
agricoles disparaissent sous le macadam et le béton des
villes. Pourtant il existe d’autres manières d’utiliser la terre
explorées par diverses initiatives citoyennes.
Si notre Terre unique est notre premier bien commun, elle
appartient collectivement à tous les humains. Comment
la partager et partager toutes ses richesses de manière
équitable pour que chacun puisse y vivre ? Il n’y a pas
d’étranger sur Terre, puisque nous sommes tous habitants
de cette planète unique dans l’univers.
Notre Terre a une enveloppe : l’atmosphère, qui la protège.
Cette enveloppe est touchée par nos interventions,
ce qui induit un changement avec des extrêmes climatiques
(sécheresse, inondations, etc.). Mais si le sommet de
Copenhague est un échec, n’a-t-il pas cependant permis
d’accroître la prise de conscience collective des urgences
à agir ? Mettons nous à la tâche au lieu d’attendre que
les idées (ou initiatives) viennent d’en haut. Limitons les
pollutions de toutes sortes
et “ménageons” nos paysages
pour qu’ils résistent
mieux aux risques climatiques.
Cette année, 2010 est l’année de la biodiversité, c’est-à-dire de la fantastique richesse des plantes et des animaux sur Terre. Notre Terre est riche de l’extraordinaire diversité de ses paysages, de ses cultures, de ses terroirs. Changeons notre regard et nos manières d’agir, ainsi nous développerons une nouvelle relation avec notre Terre, les éléments et tous les êtres vivants qui y vivent. De l’exploitation des ressources, passons à une culture des biens communs, à un soin de la Terre.
Nous poursuivons notre tour des pays voisins de l’Alsace avec un pays proche mais
assez peu connu : le Grand-duché de Luxembourg.
Quand on pense à ce pays, on pense plutôt aux banques
ou à la cour de justice de l’Union Européenne.
Mais c’est aussi un pays agricole qui compte actuellement
88 producteurs biologiques.
3 601 ha, soit 2,75 % de la surface agricole nationale totale, sont exploités selon les principes de l’agriculture biologique (2,12 % en France).
Deux associations dynamiques
de paysans bios existent depuis
1988 : “Verenegung fir biologesche
Landbau Lëtzebuerg
asbl (bio-LABEL)” et “Veräin
fir biologesch-dynamesch
Landwirtschaft Lëtzebuerg asbl
(Demeter).
Ces deux organisations se sont unies pour transformer
et commercialiser leurs produits.
Pour cela, elles ont développé une communauté
économique bien structurée : OIKOPOLIS.
Les entreprises clé qui la composent sont BIOG pour la
transformation, BIOGROS pour la distribution en gros
et NATURATA pour le commerce de détail et la restauration.
Ces structures forment en fait la courroie de
transmission transparente entre les principaux acteurs
d’une chaîne de création de valeurs ajoutées, de la
production jusqu’au consommateur. Aujourd’hui avec
une société immobilière, une société de participations
et d’autres sociétés de services, le groupe OIKOPOLIS a
élu domicile à Munsbach, à 12 km de Luxembourg-ville. www.oikopolis.lu/fr
En 2009, le Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture
et du Développement rural du Luxembourg a présenté un
plan d’action national pour la promotion de l’agriculture
biologique pour donner un nouvel élan à ce secteur et
pour faire face à une demande de produits biologiques
en très nette progression. Ce
plan d'action bio est le premier
grand pas du gouvernement
luxembourgeois en direction
d'une promotion active de
l'agriculture biologique.
Le Luxembourg sera représenté
à la Foire par des producteurs
des deux associations biologiques et bio-dynamiques.
Venez les rencontrer et découvrir leurs produits !
Les associations suisses, Biosuisse et Demeter, que nous avions invitées l’an passé pour représenter leur pays ont décidé de revenir cette année. N’hésitez pas également à passer visiter leur stand.